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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 10:21









Je m'amuse à ramener le héros au seuil du commun et du banal mais j'ai pourtant une sincère admiration pour les "héros". Le terme est un peu galvaudé, et je ne l'utilise pas dans son sens classique (le "super-héros", le prophète ou l'élu sans peurs et sans reproches...). Je pense seulement à quelqu'un de courageux qui, à un moment donné ose, plus ou moins seul, ce que personne d'autre n'a osé auparavant. Par exemple Denis Robert (le journaliste qui a enquêté sur les chambres de compensation, Clearstream et compagnie. Attention cette enquête ne doit pas être confondue avec le meli-melo politique qui a suivi sur l'affaire des faux-listings...) Denis Robert est pour moi une sorte de héros moderne. Il s'oppose au mouvement de la pente, il résiste. 

Le héros que je dépeins dans cette image résiste aussi à sa manière. Il prend un risque, il se met en danger. Nous sommes tous potentiellement des héros. Il faut tenter l'ascension, espérer mieux, vouloir mieux, vouloir transgresser la monotone horizontalité de l'ordre des choses...






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Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /Août /2008 09:19














On reconnaît la véritable sagesse à la capacité de rire. Celui qui pose sur le monde un grand éclat de rire a trouvé le chemin du salut terrestre...




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Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 10:44










Le beurre est une surface sensible, réceptive. Mais aussi fragile... Il a finalement quelque chose d'humain (je crois me rappeler qu'on peut soigner les brûlures avec...) Joseph Beuys est un des rares artistes au vingtième siècle à l'avoir utiliser dans ses oeuvres (j'imagine la difficulté pour le conservateur de musée à maintenir en état une pièce de ce genre...) Le beurre est mou et changeant (du solide au liquide selon la température ambiante), extrêmement salissant et pourtant étrangement "pur". 
Quand j'étais petit, avec la purée de pomme de terre et les miettes de pain c'est probablement l'outil de dessin que j'affectionnait le plus à table...





 
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Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /Août /2008 15:38















Les connaisseurs auront sans doute reconnu ici une citation à peine voilée d'une "one minute sculpture" de Erwin Wurm ("hold your breath and think to Spinoza") Une oeuvre réjouissante et ô combien salvatrice dans ce monde passablement sérieux... En bon "Deleuzien" je me devais de faire un détour par Spinoza. J'ai encore un peu de mal à pénétrer de front dans son oeuvre la plus achevée, l'éthique. Mais tout ce que j'ai lu de lui m'a toujours réjoui au plus haut point. C'est probablement son tempérament panthéiste, ce matérialisme tranquille ne faisant pas l'économie du bonheur et de l'infini (mais un infini terrestre, accessible à tout un chacun...) Je crois que ma relation à la nature, malgré mon athéisme convaincu, a toujours était teintée d'une pointe d'absolu. J'y cherche malgré moi un secret, j'y pressent un message (!?), j'y trouve le réconfort de "l'englobant"... 

Pourquoi Spinoza retiendrait-t-il son souffle ? Je n'en sais rien. Peut-être pour mieux sentir les battements de son coeur (mais je l'imagine toujours quelques secondes après toussant de bonheur et reprenant le cours serein de sa respiration) Depuis tout petit je pratique ce petit plaisir apnéique (tu te rappel Camille dans le bain à Bizebarre ? Chacun son tour, un sous l'eau pendant que l'autre compte...) Aujourd'hui encore, retenir mon souffle surpasse pour moi une longue et laborieuse méditation sur la "métaphysique de l'être"...




 
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 12:42















Ce dessin est une tentative de "rationaliser" le bonheur (j'hésite toujours avec ce mot, "bonheur". Je le trouve un peu suspect... Peut-être que "joie" serait plus approprier pour parler de ce que je ressens en ce moment) Lorsque je suis heureux je tente toujours de mettre en réserve cet excès de sensation positive, d'en mettre de coté pour les jours de disette... Et je crois que ça marche ! On peut stocker une petite partie de ce surplus des jours de chance pour combler le vide de nos humeurs dépressives ultérieures (qui peut se prétendre à l'abri des attaques de notre esprit changeant ?)
 



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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 16:20




















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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 08:51













La page ouverte d'un carnet, prête à accueillir le monde. J'ai toujours trouvé qu'un livre ouvert avait quelque chose d'accueillant, d'amical, de doux. C'est un point de passage entre le dedans et le dehors, l'ouvert et le fermé, le stable et le changeant, le public et le privé. La page est un paysage, un désert enneigé, une colline, une fissure, un volcan, un nuage, une zone inconnue et vierge, sans identité et sans code, pure marge en devenir perpétuel. Même le cadre, le contour externe, limite absolu de la feuille et du dessin à venir n'est qu'une limite abstraite... La réalité, en fait, ne cesse de s'étendre...

 
Plus techniquement, cette image ouvre en série sur le thème du carnet ouvert. L'idée étant, là encore, d'explorer toutes les facettes du dessin, et notamment de redéfinir ses outils. Ils ne sont pas très nombreux. J'en ai recensé 4 pour l'instant : la feuille (la surface), le crayon (la ligne), la table (le support), la chaise (euh... la chaise). Table et chaise sont loin d'être secondaire dans ce dispositif et j'aimerais beaucoup pouvoir les explorer dans un prochain travail.



 
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Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 19:13
























Aujourd'hui, mauvaise journée...







 
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Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /Août /2008 15:57
















Aujourd'hui mercredi. 
Le mercredi pour moi c'est jour du canard (enchaîné). C'est un des derniers titre de presse français à défendre une ligne éditorial totalement indépendante (des pouvoirs financiers et politiques). De plus, et peut-être même surtout, ils sont drôles (côté dessin j'adore Petillon et Pancho. Cabu, lui, m'exaspère... Comment se fait-il qu'un aussi mauvais dessinateur puisse être dans un aussi bon journal ?). Cet humour satirique propre au canard et à la presse sardone (CQFD, Plan B, Le fakir...)  me semble être un signe de santé quand on tient un journal (et dans une démocratie...) Impertinence, irrévérence et liberté vont de pair. Les Joffrin, Olivier-Giesbert, Plenel, Demorand (la liste est longue) feraient bien d'en prendre de la graine...



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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 16:43









C'est plus fort que moi. Dès que je fait le plein d'essence je guette les vapeurs qui montent du réservoir. C'est un petit plaisir qui doit me coûter quelques millions de neurones à chaque fois. Je trouve l'odeur de la vapeur d'essence (super sans plomb 98) tout simplement irrésistible...


 



 
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