Partager l'article ! C'est beaucoup de travail que de ne servir à rien: ...
Le flâneur a ses classiques. Des sites où il aime revenir, depuis longtemps. Les ombres sont de ceux-ci, basculant sans efforts dans la fable et la fresque, elles applatissent les choses pour n'en garder qu'une figure grise et infidèle. Chacun pourra dès lors y greffer des fables inutiles. Les vitrines et leurs reflets, les flaques et les chaussées constellées de chewing-gums. La liste est sans fin. Derrière ces figures premières de la flanerie professionelle se cachent d'autres révoltes discrètes. C'est beaucoup de travail que de ne servir à rien.