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Dimanche 7 novembre 7 07 /11 /Nov 19:51

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Attention. Je suis pour le travail. Y'a que ça de vrai le travail. C'est ce que j'aime dans mon boulot. Pas d'horaires ni de fractures. Le dessin, la pensée, c'est partout et tout le temps. Pas de vacances, de repos, de RTT, ni même (veinard) de patron pénible. C'est vrai pour le dessin (quand je dis "dessin" c'est comme quand Godard dit "image", ça désigne aussi bien les sons, les signes, les formes dans leur ensemble, c'est tout ce qui sort de mes mains...), c'est vrai aussi pour les cours que je donne aux beaux-arts. Je souhaite ça à tout le monde. Mais en même temps il faut être un peu élargi sur ses bases, voir au-delà de son vécu : travailler c'est aussi fatiguant, pénible, nourissant mais infecte dans certains cas. Notre époque n'est malheuresement pas avare en salaires minables et horaires fragmentées, en patron indifférents et en institutions cyniques. Alors partons de là : je ne crois plus aux discours sur l'effort, la compétition et le risque permanent de passer de la première à la seconde place, sur la mondialisation, la modernisation, la flexibilité... Tout ce que je vois c'est que notre monde n'a jamais produit autant de richesses et qu'elles n'ont jamais été aussi mal distribuées. Comme un gateau. On fait gaffe à la manière dont on découpe les parts (et à qui les découpe...) Le boulot, le salaire doivent être repensé sur cette base. Il faut remettre l'homme au centre de tout ça. "Ne travaillez plus" comme disez Debord. Et pourtant Debord était un sacré bosseur ! Alors ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

 

 

 

 

 

 

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