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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 12:51

 

 

 

 

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Jeter des cailloux dans les égouts et entendre, le petit glougloutement de l'eau avalant ces maigres gravillons. J'imagine les tonnes de pierres que les enfants, génération après génération, ont fait glisser au travers de ces grilles énigmatiques. C'est un des jeux favoris de Timothée. Je ne me l'explique pas, mais je le comprends très bien. On y a passé presque une demi-heure la dernière fois. Une pierre chacun. Le son. Le cours de l'eau du ruisseau en dessous, plongé dans le noir. Chacun son tour.

 

Parfois certains cailloux sont trop gros et ne passent pas. Ils restent ainsi en suspens, entre deux eaux, ponctuant le vide de leur présence blanchâtre. 

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:10

 

 

 

 

 

 

Joyeuse année. Et chaque année joyeuse année. Et encore l'année prochaine. Ou celle d'avant. Le temps passant les dates se mélangent, les paroles se répétent. Reste comme une sensation de mythe, l'idée d'une chose éternelle, éternellement proche et loitaine à la fois. Alors ce train je sens bien qu'il ne va nulle part. Il fait du surplace comme Sisyphe poussant sa pierre, l'effort en moins peut-être. Cela fait longtemps maintenant que ce train c'est moi. Et que ce rail me fait rire. Faire du surplace est ma belle destinée. Je pourrais y consacrer ma vie (non ?)

 

 

 

 


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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 20:04

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Oui. Et ne prends pas froid.

 

 

 

 

 

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:23

 

 

 

 

 

 

 

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Bug. Anomalie. Faille. Lapsus. Dans le quotidien de la ville, j'aimerais recenser méthodiquement, à la manière d'un collectionneur, toutes les occurences de ce bide. Quand ca ne marche plus, et quand, ne marchant plus, ca marche quand même. Quand la machine fonctionne en se détraquant (dixit Zizou Deleuze)

 

 

 

 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 09:37

 

 

 

 

 

 

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J'aime beaucoup Barbapapa. C'est un personnage sympathique, et bon. Son origine est "mythologiquement" très belle. Il sort de terre. Tout simplement, et sans autres explications, accueilli par des enfants joyeux (voire les premiers épisodes, de loin les meilleurs à mon avis) Sa malléabilité, lui permettant de se transformer en permanence, est à l'image de sa psychologie : dénuer de rancoeur et ressentiment, ouvert au changement permanent et libérer de l'égo identitaire. Ou plutôt (car il y a plusieurs Barbapapa : Barbouille, Barbidou, Barbidur...) son identité réside justement dans sa manière d'être multiple (car il y a différente manière d'être multiple).

Au fond, Barbapapa respire les années soixante, qui l'a vu naître. Barbapapa est un hippie. Il n'aime pas la ville, le béton et le pétrole, aide les animaux, habite dans une maison ronde, assume sa naïveté et prône l'amour. Bien sûr, il y a toujours des restes d'archaïsme : barbamama s'occupant des enfants, les Barbas féminins (Barbidou) se préoccupant beaucoup de leur apparence (maquillages, habits...) quand Barbidur (un garçon bien sûr) soulève en permanence des haltères...

 

Mais il faut mettre Barbapapa en comparaison avec Babar par exemple pour sentir l'écart. Babar est tout simplement un personnage incarnant les valeurs de la colonisation anglaise et du racisme. 

 

 

 

 

 

 

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 17:07

 

 

 

 

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Le dessin le dit maladroitement. J'ai eu l'occasion de le reformuler récemment dans un petit carnet. 

"Qu'un livre en contienne toujours un deuxième"

C'est une idée qui me convient bien maintenant. J'espère y arriver. Ne plus jamais faire 1 livre. Mais. Faisant un livre. Toujours en faire un deuxième en même temps. A l'intérieur. Voilà. C'est dit. Je ne ferai plus jamais de livre. J'en ferai deux. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 15:23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poussière de soleil

Fin d'après-midi

Pitch au chocolat

Sieste et ombre fraiche

 

 

 

 

 

 

 

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 19:13

 

 

 

 

 

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Je rêve d'un art qui réhabilite un certain rapport au réel. Il me semble parfois que les stratégies subtiles et délicieuses qu'on retrouve dans le champ des arts plastiques manquent une cible fondamentale et perdue de vue depuis : les rapports de force tangents. Le romantisme et les post-romantismes (deux siècles que l'art nous offre tous les 20-30 ans un retour du romantisme et de ces figures de style : artiste omniscient, mélancolie cosmique, flottement historique...), ou les formalismes nuancés, les références à répétition me procurent des plaisirs certains, mais je doute que cela ouvre des voies véritablement nouvelles pour l'art contemporain. C'est tout le problème de notre époque (culturellement j'entends) : magnifique, proliférante, extrêmement raffinée... mais un peu vaine. On aimerait, on attendrait une sorte de rupture plus profonde. Il y a, bien entendu, beaucoup d'artistes fascinants et inventifs aujourd'hui (je pars après demain pour Paris et Drawingnow, le salon du dessin contemporain. Je me régale par avance de cette orgie plastique...), mais il n'y a plus de rupture fondatrice depuis longtemps... Alors je me raccroche à l'idée que l'avenir de l'art sera dans une réappropriation du réel, un refus des mythes romantiques répétés, une bonne claque de fond et de forme. Et pour moi, cela devra passer par une réinvention de la question politique en art.

 

 

 

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 10:31

 

 

 

 

 

 

 

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Une pomme tranchée latéralement, ni tout à fait par le centre, ni vraiment en surface. Du coup on voit affleurer une petite teinte centrale, annonçant déjà le coeur et les pépins. C'est une petite médiation quotidienne qui revient souvent chez moi. Comment couper les fruits et les légumes ? Degrés zéro, à priori, du questionnement métaphysique, et pourtant... Par exemple la pomme. J'ai toujours vu les pommes découpées de manière cartésienne. D'abord en deux par le centre, puis en quatre. On retire méthodiquement le coeur et les pépins sur les quatre quartiers ainsi obtenus, puis la peau (on peut dans un souci d'efficacité retirer toute la peau au départ).

J'ai changé ma méthode depuis quelques mois. D'abord un peu de peau, puis je tranche direct dans la masse la zone dégagée pour obtenir une première tranche. Je répète l'opération, au coup par coup, pour rejoindre peu à peu le centre, obtenant des morceaux de plus en plus fins. Pas de plan général, de découpe méthodique, de projet, de moyen, de concept. Juste une pomme, un couteau et le souci d'une efficacité pratique. 


 

 

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 09:59

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Opposer à la verticalité des échanges monétaires l'horizontalité discrète des fonds de poches.

 

 

 

 

 

 

 

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