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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 10:11

 

 

 

 

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Un couloir. Un escalier. Fluxus spirit in the wave (désolé Shakespeare)

 

 

 

 

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 09:55

 

 

 

ESCALIER3.jpg

 

 

Inside-out. Du dedans vers le dehors. Et inversement. D'où l'importance des seuils, des fenêtres, des portes, de tout ce qui, dans l'interstice du passage permet de changer de rythme, d'espace... Peut-être même ne faudrait-il pas considérer les seuils comme des points de circulation (d'un lieu vers un autre, de la maison à la rue, de la rue à l'école, de l'école à l'usine, etc.) mais comme des espace "atopiques", toujours entre les choses. Que se passe-t-il quand je franchi une porte ? Et cette sensation, puis-je la prolonger au-delà ? Peut-on vivre comme si la vie entière était une porte et que nous la traversions en permanence ? Comme ca serait bien. 

Pas d'attache ni de point fixe. Esthétique de l'impermanence. Permanence de l'impermanence. Nomadisme intuitif. Ici et là. 

 

 

 

 

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 11:10

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Ca ne me rajeunit pas. C'est une installation. Datant de l'époque ou j'errais aux Beaux-Arts. C'est vrai que j'errais beaucoup. Du coup j'avais décidé (cela devait être en troisième année) de faire de l'errance un mode de travail...

J'avais récupéré des rouleaux de papier blanc (rouleaux utilisés pour les caisses enregistreuses) et j'occupais en nomade dilettante les différents lieux que je croisais, m'y installant (après tout il s'agissait bien d'installation...) pour une semaine ou deux. 

Ce que je faisais ? Pas grand chose. Rien de vraiment spectaculaire dans ma mémoire. Je modifiais, j'arrangais, je prolongais les impressions que le lieu imprimait en moi. Et avec un peu de scotch je fabriquais une petite fiction architecturale.

 

J'ai vieilli. Et je noue une relation affectueuse avec cette photo. Le noir et blanc devrait me pousser à la nostalgie. C'est tout l'inverse. Je ne vois que la permanence. Cette fiction c'est moi. Encore aujourd'hui. Touts mes projets sont des utopies, des utopies concrètes. Faire un livre, inviter des gens, produire un discours, dessiner ou faire une installation. Le but reste intact, inventer ici et maintenant un ailleurs. Sentir la force du présent. S'installer (y compris par les jeux infinis de la fiction) dans le moment et le SITE.

 

  

 

 

 


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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 13:17

 

 

 

 

 

 

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J'aime le gris. Ou disons plutot qu'il me convient

 Le gris me convient.

 Parce qu'il correspond a la serenite que je sens en moi. Je suis de plus en plus indifferent au monde. Tout m'indiffere. Tout peux arriver, a tout instant, et tout est bien. 

Je me sens comme Duchamp face a un ready-made. Sans gout.

Je ne souhaite adherer a rien en particulier. J'aspire a la beatitude.
Du coup je peux m'investir dans tout ce qui me chante, observer mes convictions comme si elles etaient celles d'un autre. Je peux aimer. Je peux vivre mes passions avec indifferences. Et vivre mes indifferences avec passions.

Je cherche une image. Et au fond le blanc de cette page me parait deja bien assez.

Vivre. Dessiner. Lire. Aimer. Meme mourrir. Pas de souci. Mon monde est une table. Et sur cette table j'ai tout etalé.
Voila mon art le plus abouti.
Respirer avec confort.
Agir avec conviction mais sans illusion
Ne m'attacher a rien mais profiter de tout
Prendre quelques images en passant.
Faire la mise au point
Accepter le flou
Peindre ma vie en gris sur gris

 

 

 

 

 

 

 

 


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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 12:51

 

 

 

 

caillou.jpg

 

 

Jeter des cailloux dans les égouts et entendre, le petit glougloutement de l'eau avalant ces maigres gravillons. J'imagine les tonnes de pierres que les enfants, génération après génération, ont fait glisser au travers de ces grilles énigmatiques. C'est un des jeux favoris de Timothée. Je ne me l'explique pas, mais je le comprends très bien. On y a passé presque une demi-heure la dernière fois. Une pierre chacun. Le son. Le cours de l'eau du ruisseau en dessous, plongé dans le noir. Chacun son tour.

 

Parfois certains cailloux sont trop gros et ne passent pas. Ils restent ainsi en suspens, entre deux eaux, ponctuant le vide de leur présence blanchâtre. 

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 11:23

 

 

 

 

 

 

 

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Bug. Anomalie. Faille. Lapsus. Dans le quotidien de la ville, j'aimerais recenser méthodiquement, à la manière d'un collectionneur, toutes les occurences de ce bide. Quand ca ne marche plus, et quand, ne marchant plus, ca marche quand même. Quand la machine fonctionne en se détraquant (dixit Zizou Deleuze)

 

 

 

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 10:31

 

 

 

 

 

 

 

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Une pomme tranchée latéralement, ni tout à fait par le centre, ni vraiment en surface. Du coup on voit affleurer une petite teinte centrale, annonçant déjà le coeur et les pépins. C'est une petite médiation quotidienne qui revient souvent chez moi. Comment couper les fruits et les légumes ? Degrés zéro, à priori, du questionnement métaphysique, et pourtant... Par exemple la pomme. J'ai toujours vu les pommes découpées de manière cartésienne. D'abord en deux par le centre, puis en quatre. On retire méthodiquement le coeur et les pépins sur les quatre quartiers ainsi obtenus, puis la peau (on peut dans un souci d'efficacité retirer toute la peau au départ).

J'ai changé ma méthode depuis quelques mois. D'abord un peu de peau, puis je tranche direct dans la masse la zone dégagée pour obtenir une première tranche. Je répète l'opération, au coup par coup, pour rejoindre peu à peu le centre, obtenant des morceaux de plus en plus fins. Pas de plan général, de découpe méthodique, de projet, de moyen, de concept. Juste une pomme, un couteau et le souci d'une efficacité pratique. 


 

 

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 09:59

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Opposer à la verticalité des échanges monétaires l'horizontalité discrète des fonds de poches.

 

 

 

 

 

 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 14:09

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Au départ il s'agit d'éviter les jalousies. Ainsi Timothée et son cousin Léo, lorsqu'il se rendent chez leur grand-mère, peuvent trouver le même camion de pompier et jouer ensemble. Le même ? Pas tout à fait puisqu'il leur arrivait, au début, de préférer encore celui de l'autre...

Cette image pourtant me repose. Deux camions cote à cote.

Finalement j'aime les costumes, les uniformes, et tout ce qui permet de passer inapercu. J'aime que la différence soit forcer à se loger dans les interstices et les marges.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 18:04

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sur le goudron noir les chewings-gums forment des constellations élastiques 

 

 

 

 

 

 

 

 

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