Souterrainement, dans l'obscurité de la terre et l'aveuglement de la taupe, souterrainement les racines travaillent. Au-dedans de la terre, au-dedans de mon corps les circuits s'agitent malgré moi et tricotent une vie que je ne suppose même pas. Ca n'est pas moi qui travaille, c'est "cela" qui travaille. Quelque chose qui, en moi, sans même que j'ai eu à le désirer se met à respirer, boire, vivre, rêver. Mystère synpatique, opacité sans fin du désir et de la pensée. Mon cerveau est une terre profonde, sans calcul et sans géomètre, une terre fertile peut-être où poussera la fleur tant attendue.