Bizarrement cette vision me vient de Flaubert. L'éducation sentimentale pour être plus précis. Le réalisme en littérature c'est aussi ça, une histoire avec un début, un milieu et une fin. Ca monte et puis ça descend. La descente est finalement aussi intéressante que la montée. Peut-être même plus (la plupart des films en ont peur, il s'arrête tout en haut) C'est pathétique bien sûr mais ça parle au coeur. Ou encore comme dans Barry Lindon de Kubrick. Pas un héros moderne, simplement un type, une banalité, un truc qui a lieu tel jour à telle heure. Barry Lindon c'est moi. Une vie qui monte et qui descend. Le type peut être merdeux ou sublime, peu importe. Le tout c'est de s'intéresser au chemin en entier. En bien et en mal, de l'apogée à la déchéance. Une belle déchéance, c'est un objectif de vie comme un autre après tout. Regardez Hemingway. Qui n'a jamais été aussi génial que lorsqu'il a commencé à s'effondrer sur lui-même. Après chacun est libre de se positionner sur l'echelle. Perso, la trentaine naissante, je sens dors et déjà que que le compteur c'est inversé. Je commence à compter le temps qui reste. Je sens déjà mon corps défaillir et mes enthousiasmes d'antan devenir de simples habitudes. Je dois lutter un peu plus voilà tout.