Jeudi 23 février 2012
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19:54
Voilà le genre de choses dont je rêve, grosse faignasse que je suis. Gaston Lagaffe y avait pensé avant moi tout de même... Comment est-ce que je fais pour
travailler autant et me sentir autant en vacances dans la vie ? Comment arriver à oublier la dinstinction, dans le fond, ridicule, entre travail et loisir ? Le coeur (à nouveau) gonflé d'utopie,
j'apperçois au loin la société sans travail, celle des faignasses actifs, des habitants de l'inframince, des bosseurs de l'inutile. Vetus de quelques pauvres vêtements et nous nourissant
essentiellement de pates, nous baserons notre alimentation affective sur l'echange, le dialogue et l'amour permanent (ceci n'est pas image)
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Mercredi 22 février 2012
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13:27
Mes rituels à moi n'ont rien de liturgique. Ils sont comme des comptines que l'on se chante à soi-même les jours de beau temps. Il suffit pour cela d'articuler un
peu d'ordre dans les fluctuations du chaos. Comme un oiseau marquant son territoire par une ritournelle sonore.
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Mardi 21 février 2012
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11:33
Couche maigre. Passer l'éponge. Horizontalité du rien et verticalité du presque.
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Dimanche 19 février 2012
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18:34
C'est la force du capitalisme que de se nourrir de ce qui cherche à le détruire. Le capitalisme est un poulpe en mini-jupe.
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Dimanche 19 février 2012
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14:58
Non pas du café moulu, mais du café moulé. Un jour il faudra que je garde et que j'accumule patiemment ces petit blocs moulés. Je vois d'ici l'installation. J'aime
la perfection subtile de ce volume pur et industriel, résidu de mes cafés matinaux. Brancusi n'aurait pas fait mieux... J'aime la manière dont le volume se construit par compression, et se
démoule d'un coup sec et amical. Cela me rappelle les chateaux de sable sur la plage. J'aime, enfin, la matière granuleuse, l'odeur onctueuse et les nuances discrètes qui différencient chaque
démoulage, les imperfections essentielles.
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Lundi 6 février 2012
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16:10
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Lundi 6 février 2012
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15:41
De plus en plus je souhaite accompagner les forces en présence.Il faut chercher les sources d'énergie, les codes, les flux, et surfer dessus.
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Dimanche 5 février 2012
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15:51
Après tout Dieu n'est-il pas pure esprit ? Alors oui. Probablement qu'avec un bon réseau wifi on doit pouvoir lui envoyer deux ou trois prières. Un problème
toutefois (mais sans grande importance) : Dieu est une farce. Peut-on communiquer avec une farce ?
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Jeudi 2 février 2012
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10:48
Viser le neutre c'est chercher une posture d'équilibre, une certaine respiration. On pourrait par exemple recouvrir une toile d'un gris uniforme. Sans marque, sans
coup de pinceau, à mi-chemin entre le blanc et le noir. Mais le neutre est tout justement ce qui échappe aux contraires, aux évidences creuses du manichéisme ("tu es blanc ou tu es noir, tu es un
homme ou tu es une femme..."). Est-ce que le gris n'est pas une erreur de plus ? Une figure figée et attendue ? La posture morte de l'attente et de la suspension ? Oui. Le neutre serait gris.
Mais disant cela, on l'a déjà manqué, le neutre. Il est déjà parti. Inattendu, imprevisible, "charmant", voilà le neutre.
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Jeudi 2 février 2012
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10:40
Avec le temps je peux voir les couleurs que j'utilise le plus dans ma boite d'aquarelles. Bleu indigo, rouge carmin et noir d'ivoire. Egalement le orange cadmium.
Pourquoi les verts émeraude me laissent indifférents ? Pourquoi le jaune citron attend patiemment que je le solicite ? Aucune idée.
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