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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 11:33
Ne plus compter

J'aurais tendance à voir des stratégies partout en ce moment. Alors ça, le temps court permanent, la zapp attitude, cette jouissance permanente que procure le spectacle, j'aurais tendance à y lire plus qu'une mauvaise habitude, une dérive économique des mondes médiatiques. Je pense qu'il y a une vraie cohérence derrière ça : ne pas nous laisser le temps de développer une pensée. Faire de nous de bon récepteur d'information mais pas des SUJETS (au sens politique et au sens de spectateur des images). C'est dur de maintenir les gens esclaves dans un régime qui prétend être démocratique. Il faut beaucoup de technique, de dispositif, de protocoles.

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 18:44
La cavale

C'est un discours entendu. Notre époque aime l'exhibition des uns et des autres. C'est une sorte de psychanalyse indécente où nous aimons à nous répendre. Petits malheur et petits secrets placés sciemment sous les projecteurs pour mieux inquiéter, mieux rassurer, mieux enfermer dans le confort de l'évidence et de la sécurité. Car il s'agit à mon avis bien plus que d'une simple manie. C'est un outil prémédité, une arme, un dispositif de sommeil qui fait de nous tous de petits animaux dociles dans une époque triste à mourrir. S'exposer ainsi, ce n'est pas faire marcher la machine démocratique à pleine puissance, c'est au contraire noyer le "spectateur" dans le spectacle de sa propre soumission. Montre toi ou disparaît.

Et bien je choisis la disparition, et de loin.

Il n'y a que le secret, le mystère, et la cabale (la cavale) qui pourront nous sauver...

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 08:42
C'est parfait

C'est la première sculpture que timothee et moi avons réalisé. Jusque là on ne faisait que du dessin ensemble.

Et c'est un cube de papier qui est apparu. N'importe quoi ce cube. Du scotch, du papier d'imprimante, de l'air. Il est ni fait ni à faire ce cube. Mais je l'aime bien Précaire, incertain, bricolé, mais vaillant et même confiant le cube

Pourtant c'est pas rien le cube. Le minimalisme en a fait un enjeu tellement fort dans les années 60. On en compte des milliers de cube dans la sculpture contemporaine depuis ce temps. En verre, en béton, en boîte de kellogg's, en petit en grand... Le minimalisme en a fait un objet perceptif froid et industriel, solide et lointain. Moi (et timothee) c'est n'importe quoi. Ça tient presque pas debout.

Mais en fait c'est parfait ce cube

Oui c'est parfait

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 06:30
Parta je

Tout poser sur une table

Tout étaler sur la page

Substituer à la hiérarchie verticale de l'exposition, l'agencement horizontale d'une disposition

Disposition mobile, ouverte et dont les rapports restent toujours à inventer.

Published by Quentin
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 09:25
Ne viendra pas

C'est un projet assez ancien. Une sorte de fantasme architectural resté à l'état de projet, d'utopie. Pourtant j'ai souvenir que ce projet inachevé a constitué une sorte de catalyseur dans ma pratique.

Je voulais construire un espace de vie, une "salle étudiante" au sein de l'école des Beaux-Art.

Un lieu ouvert et fermé.

Ephémère mais durable.

Un espace concret et utopique

Pour méditer mais aussi pour l'usage.

Avec et sans mur

Que cela soit de l'art ou pas ne m'intéressait aucunement (ou si peu)

Le projet ne s'est jamais fait. Aujourd'hui je trouve ça normal et j'estime volontiers ces quelques croquis comme une oeuvre en soi. Contenant la pièce en puissance. Attendant éternellement une activation qui ne viendra pas.

Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
Ne viendra pas
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 10:11

 

 

 

 

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Un couloir. Un escalier. Fluxus spirit in the wave (désolé Shakespeare)

 

 

 

 

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 09:55

 

 

 

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Inside-out. Du dedans vers le dehors. Et inversement. D'où l'importance des seuils, des fenêtres, des portes, de tout ce qui, dans l'interstice du passage permet de changer de rythme, d'espace... Peut-être même ne faudrait-il pas considérer les seuils comme des points de circulation (d'un lieu vers un autre, de la maison à la rue, de la rue à l'école, de l'école à l'usine, etc.) mais comme des espace "atopiques", toujours entre les choses. Que se passe-t-il quand je franchi une porte ? Et cette sensation, puis-je la prolonger au-delà ? Peut-on vivre comme si la vie entière était une porte et que nous la traversions en permanence ? Comme ca serait bien. 

Pas d'attache ni de point fixe. Esthétique de l'impermanence. Permanence de l'impermanence. Nomadisme intuitif. Ici et là. 

 

 

 

 

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 11:10

COULOIR2.jpg

 

 

Ca ne me rajeunit pas. C'est une installation. Datant de l'époque ou j'errais aux Beaux-Arts. C'est vrai que j'errais beaucoup. Du coup j'avais décidé (cela devait être en troisième année) de faire de l'errance un mode de travail...

J'avais récupéré des rouleaux de papier blanc (rouleaux utilisés pour les caisses enregistreuses) et j'occupais en nomade dilettante les différents lieux que je croisais, m'y installant (après tout il s'agissait bien d'installation...) pour une semaine ou deux. 

Ce que je faisais ? Pas grand chose. Rien de vraiment spectaculaire dans ma mémoire. Je modifiais, j'arrangais, je prolongais les impressions que le lieu imprimait en moi. Et avec un peu de scotch je fabriquais une petite fiction architecturale.

 

J'ai vieilli. Et je noue une relation affectueuse avec cette photo. Le noir et blanc devrait me pousser à la nostalgie. C'est tout l'inverse. Je ne vois que la permanence. Cette fiction c'est moi. Encore aujourd'hui. Touts mes projets sont des utopies, des utopies concrètes. Faire un livre, inviter des gens, produire un discours, dessiner ou faire une installation. Le but reste intact, inventer ici et maintenant un ailleurs. Sentir la force du présent. S'installer (y compris par les jeux infinis de la fiction) dans le moment et le SITE.

 

  

 

 

 


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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 13:17

 

 

 

 

 

 

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J'aime le gris. Ou disons plutot qu'il me convient

 Le gris me convient.

 Parce qu'il correspond a la serenite que je sens en moi. Je suis de plus en plus indifferent au monde. Tout m'indiffere. Tout peux arriver, a tout instant, et tout est bien. 

Je me sens comme Duchamp face a un ready-made. Sans gout.

Je ne souhaite adherer a rien en particulier. J'aspire a la beatitude.
Du coup je peux m'investir dans tout ce qui me chante, observer mes convictions comme si elles etaient celles d'un autre. Je peux aimer. Je peux vivre mes passions avec indifferences. Et vivre mes indifferences avec passions.

Je cherche une image. Et au fond le blanc de cette page me parait deja bien assez.

Vivre. Dessiner. Lire. Aimer. Meme mourrir. Pas de souci. Mon monde est une table. Et sur cette table j'ai tout etalé.
Voila mon art le plus abouti.
Respirer avec confort.
Agir avec conviction mais sans illusion
Ne m'attacher a rien mais profiter de tout
Prendre quelques images en passant.
Faire la mise au point
Accepter le flou
Peindre ma vie en gris sur gris

 

 

 

 

 

 

 

 


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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 12:51

 

 

 

 

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Jeter des cailloux dans les égouts et entendre, le petit glougloutement de l'eau avalant ces maigres gravillons. J'imagine les tonnes de pierres que les enfants, génération après génération, ont fait glisser au travers de ces grilles énigmatiques. C'est un des jeux favoris de Timothée. Je ne me l'explique pas, mais je le comprends très bien. On y a passé presque une demi-heure la dernière fois. Une pierre chacun. Le son. Le cours de l'eau du ruisseau en dessous, plongé dans le noir. Chacun son tour.

 

Parfois certains cailloux sont trop gros et ne passent pas. Ils restent ainsi en suspens, entre deux eaux, ponctuant le vide de leur présence blanchâtre. 

 

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